
Interview du mois

Aujourd’hui le couple Ferré, après avoir modernisé son outil de travail, se lance un nouveau défi : agrandir le magasin dans les prochains mois.
Mon Primeur :
Quelles sont les particularités de votre point de vente ?
> Dominique Ferré :
Notre magasin est situé dans un pôle alimentaire du centre ville. Pour mieux répondre aux demandes d’un clientèle souhaitant effectuer des achats pendant la pause déjeuner, nous avons opté pour l’ouverture du lundi au samedi de 8h à 20h sans interruption. Ce service accompagnant de nouvelles habitudes de consommation nous a demandé un effort important en matière de gestion du personnel puisque nos journées démarrent le plus souvent dès 5 heures du matin et se terminent le plus souvent vers 21 heures.
Mon Primeur :
Vous êtes membre du réseau Le Fruitier depuis 1994. Pourquoi un tel choix de travailler en réseau ?
> Dominique Ferré :
Le réseau Le Fruitier est une association de commerçants indépendants unique en France. Nous sommes des spécialistes dotés d’une riche expérience dans le domaine des fruits et légumes. Notre quête est la différenciation de nos fruits et légumes par rapport à leur banalisation en grande surface. Notre réseau est apprécié pour son savoir-faire et le professionnalisme de ses détaillants disposant d’une offre qualitative (respect de la chaine du froid, fraîcheur des produits, saisonnalité, produits goûteux et locaux, meilleur rapport qualité/prix, diversité…) ainsi que des services en phase avec les demandes de nos clients. Notre réseau Le Fruitier n’est pas accessible à tous les professionnels qui le souhaitent car il demande des capacités bien supérieures à l’image d’un secteur trop souvent dénigré.
Mon Primeur :
Quelle est la difficulté majeure de votre métier ?
> Dominique Ferré :
Une des plus grandes difficultés à laquelle nous sommes quotidiennement confrontés c’est la fraîcheur de nos fruits et légumes car la plupart d’entre eux sont fragilisés lorsqu’ils sont en rayon. L’autre défi concerne le produit gouteux. Or le goût signifie une palette de sensations très personnelles, allant du produit bien juteux, de la douceur, du croquant, du fruité ou typicité d’un fruit ou légume. Les consommateurs se plaignent du peu de goût des fruits et légumes achetés, la plupart du temps, en GMS. C’est dommage pour eux car ce n’est certainement pas l’endroit idéal pour des fruits savoureux. Mais ce qui est encore plus dommageable c’est les repas servis dans les cantines scolaires ou dans les hôpitaux alors que c’est précisément le moment où le plaisir d’un fruit ou un légume goûteux pourrait réconcilier les enfants ou les patients avec le monde du végétal.
FERRE DOMINIQUE